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pour déguster la lumière, il fo savourer l'obscurité..
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j'aurais tellement aimé rester..mais je sais que même les herbes prient pour subsister, dans ce paradis sur terre perdue..
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chaque vendredi elles se retrouvaient..
toujours la même disposition, les unes faces aux autres dans la pièce carrée (quand il fait froid) et dehors dans la cour quand c’est l’été. Elles viennent même s’il n’y a pas de jeu de Bendir. Elles l’espèrent toujours. Elles ramènent un petit peu de zommita qu’elles partagent chacune une cuillère.
Les jeunes filles ramènent du parfum. Chacune tend sa main pour recevoir l’eau odorante pulvérisée En attendant que des joueurs de Bendir soient de passage et tapent un petit peu. En attendant, elles parlent. Mariages, décès, divorces, offrandes, maladies, inondations et mer enragée au sud de l’Asie, réussites, disputes, G. Bush, guerre, famine.. Une parlerie qui n’arrête qu’un peu avant le coucher du soleil.