20.05.2006
écrire pour écrire..?
serait ce cela finalement, l'esprit de ces lieux froids?
écrire pour écrire?? c'est d'ailleurs, comme être en couple pour être en couple!
et ça ne m'épanouit point..
quand je ne trouve rien à écrire, j'écris pour écrire.. pour voir le temps passer sans que je sente la stérilité de mon existence.. avoir une impression vague d'une fuite temporaire..
aujourd'hui j'ai rien fait d'intéressant.. avec une copine je suis allée courir..pour courir.. j'ai appelé une copine que je vois de toute façon demain.. comme d'habitude je suis allée faire mes courses.. j'ai grignoté tout au long du chemin.. de l'aller comme du retour.. je me sens anxieuse.. à la station, deux copines parlaient de leurs exams.. comme ça me manque.. les exams..
écrire pour écrire..??
certes ça ne peut pas m'épanouir.. j'ai envie d'arracher à mes fonds poussiéreux, des idées claires.. un projet convaincant.. une lueur de quelque chose.. que je ne sais nommer..
je sais qu'écrire pour écrire, n'est que gâchis.. j'ai envie de lisser ces impressions vagues qui me traversent chaque fois que j'essaye de rattraper le temps qui fuit.. courir avec le temps, et l'arrêter.. écrire contre le temps, et non pour le flatter, le gonfler, l'entourer de ces rubans en plastik coloré..
écrire pour écrire..?
non.. il fo que j'arrête.. que je tente.. un peu plus.. de lire.. mon avenir.. dans les lignes de mon présent ..
21:15 Publié dans pensées éparses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.05.2006
état de peur
j'ai envie de dormir.. j'ai envie de rester éveillée.. j'ai envie de sortir, j'ai envie de me cacher au fond de mon lit.. j'ai envie de ne pas voir le temps passer, j'ai envie de courir, j'ai envie de retourner chez moi, j'ai envie de m'enfouir dans la terre, j'ai envie de fuire, j'ai envie de fouiller dans les petites ruelles d'autres petites ruelles encore plus petites, j'ai envie que tout s'arrête.. j'ai envie que tu me reviennes, j'ai envie que tu sois encore là, j'ai envie d'entendre ta voix, j'ai envie que tu me prennes dans tes bras, j'ai envie que tu me caches, j'ai envie d'être avec toi, j'ai envie de partir, j'ai envie d'oublier, j'ai envie de tout gacher, j'ai envie de tout casser j'ai envie de tout ramasser avec ma langue brisée, j'ai envie de me taire, j'ai envie que tu me comprennes quand même, j'ai envie que tu m'entendes, sans que je parles, j'ai envie de te retrouver, maintenant quelque part, d'ouvrir les yeux fermer les yeux dormir et oublier
01:44 Publié dans infra personnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.05.2006
Les nouveaux habités..
la reconstruction du sanctuaire..
Il y a à peine deux ans que la zawiya a été rebâtie. C'est depuis presque trente ans, que l' ancien sanctuaire de Sidi Marzoug est tombé en ruine. Il n’en est resté que le nom. L’ancien cimetière de Sidi Marzoug datant du XIVème siècle, a été vidé de ses tombes restantes pour construire la faculté des sciences économiques et de la gestion. On raconte que les étudiants de la faculté des sciences ont bénéficié des crânes trouvés.. Quand le bâtiment de la faculté était en train d'être construit, Sidi Marzoug s’est manifesté au responsable du chantier pendant son Sommeil. « Rebâtis moi ! ». Lui a-t-il dit. Ce dernier n’a pas pris en compte la vision.
Or un coin du lieu du chantier, causait des problèmes aux ouvriers. Chaque fois qu’ils voulaient y creuser, quelque chose les empêchait..
ALors.. Sidi Marzoug est réapparu encore une fois au responsable du chantier. Il y en a qui disent qu’il s’est manifesté dans le sommeil du gouverneur lui-même. C’est là que Meryem, est partie voir le gouverneur. « Mon grand père est enterré là bas, Rebâtis-le moi ».
Cette femme est la petite fille de Hawa, une femme noire ramenée du soudan. Dés qu’elle a grandi, Méryem, aujourd’hui âgée de 60 ans, a commencé son rôle de gouvernante de la zawya de « Sidi Marzoug El ‘ejmy ». Le seul Waliy noir à Gabès. Quand le sanctuaire est tombé, les adeptes du Stambali, utilisait la zawya de Sidi Ben ‘Issa pour leur zarda (buffet) annuelle. Tous les gabésiens se souviennent de leur tournée annuelle avec le bouc qui allait être sacrifié, pour accorder la Baraka aux habitants de Gabès. Mais depuis plus ce que vingt ans la zarda ne se fait plus. La voilà, de retour depuis deux ans... Enfin.. de retour!
« Le gouverneur est un homme bien », il a ordonné de rebâtir Sidi Marzoug. Le responsable du chantier lui a donc consacré ce même petit coin, qui causait les problèmes aux ouvriers.
*Ezzarda
Il est dimanche 3 juillet 2005 à Sidi Marzoug. La zawiya est pleine de femmes dés 17 h. . Celles qui viennent se cherchent une place dans la petite cour. Le lieu est trop petit. « Regretté est l’espace étendu qu’on avait avant ». Sous le soleil qui n’est pas encore parti, Les femmes se pressent les unes contre les autres... Le coin habituel des joueurs du Stambali leur est, comme d'habitude, réservé.. Un fourneau est installé.. pour chauffer les Bendirs..
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Chaque fois qu’un groupe de femmes venait, Lakhdhar, le wkil de la zawya les accueillait et les invitait à venir manger El Mloukhyya : Sauce verte à base de mauve comestible moulue et avec laquelle Meryem a fait cuire la viande du bouc sacrifié le matin..
..Meryem est spécialiste des grands rassemblements.. Elle travaille dans les mariages, comme cuisinière etc.. khadem, comme on dit..
Quand la troupe est venue, le Stambali a commencé. Après Al Fatiha, furent invoqués successivement Ennabi Mohammed, Sidi Abou Sa’id AL Assmar, Sidi Boulbaba et Sidi Marzoug conjointement, Sidi Bou ‘ly Annafty, Encore une fois le prophète et puis Sidi Marzoug, puis est venu la séquence d’el Bahryyat. C’est Bouryya El bahryya, « Bouryya la marine » qui fut invoquée. Là, est venu dans le cercle réservé aux danseurs, les possédés, ou plutôt, el maskounin, les « habités », un jeune homme qui se tenait debout à coté des joueurs d’el Bendir. Sourire discret sur les lèvres, yeux fermés, il mouvait balançant légèrement à gauche et à droite, sa tête penchée un petit peu en avant. J’ai vu un homme qui courait ou qui ramait sur place... La séquence finie, la troupe a invoqué Baba ‘Layya, le surnom de Sidi Bou ‘Ly, puis Sidi Hamed el Hachany, puis Serwla El ‘ejmyya, Enfin Sidi Gnaw et Sidi Sallam. Le jeune homme s’arrêtait chaque fois que les joueurs du Bendir fesaient une pause, attendant de continuer sa course lente et rythmée, avec toujours le même sourire discret sur la bouche...
..Un sourire de quelqu’un d’absorbé.. qui prend énormément plaisir.. dans son évasion...
Cette succession d’invocations n’a rien à voir avec le Stambali de Sidi Sa’d, un autre waliy noir, le plus connu en Tunisie. Le Stambali de Sidi Marzoug a perdu beaucoup pendant les vingt ans de rupture. Les anciens joueurs, eux aussi, sont partis... Il n’y avait ni joueur de gembry, luth à trois cordes, ni même les Chqacheq, les castagnettes en métal. Pour les adeptes, de leur Stambali, il ne restait que le nom et quelques chants. Demandant « pourquoi il n’y a pas el gas’a d’el Bahryyat (la bassine où il y a de l’eau autour de laquelle les danseurs danseraient) », ma voisine, une habituée à Sidi Marzoug, s’exclama : « on n’a pas trouvé de place pour les humain, pour qu’on puisse en trouver pour el gas’a !! »
Parmi les femmes qui assistaient, il y en avait qui riaient, commentant la danse, pariant sur la sincérité des danseurs..
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..Seul un acte marginal.. est venu menacer ces spectatrices amusées et médisantes..
..c'était un jeune homme « habité ».
Ce jeune homme, noir de peau, avait sa nouba sous forme d’allers retours rapides dans la piste.. avec des cris..vibrants.. à cause de cette tête en sueur, qu’il faisait bouger à droite et à gauche... comme s'il cherchait l'oubli..
..Si on veut oublier.. je ne vois pas de meilleur chemin..
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...Tout ce qu’il trouvait devant lui sur le petit espace laissé pour la danse, avait pour sort d’être jeté loin... vers la porte de l’entrée.. Une femme assise juste en dehors de la piste des danseurs, contesta contre ce jeune homme qui avait jeté ses tongs dehors .. le jeune homme, se tourna alors vers elle, yeux fixes et sortants, dents serrées; il leva au dessus du visage de la femme sa main droite fermée.. avec l’index et le majeur tendus.. bien décidés de lui percer les yeux.
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Des cris se lancent. La femme est immobile.. ses paroles médisantes à peine réavalés.. à mi chemin entre sa langue et ses lèvres..
..qui pouvait comprendre.. totalement.. ce qui se passe..?
..Pour un moment.. l'on a vu un homme habité.. de choses diverses.. qu'on ne peut aisément nommer..
00:00 Publié dans histoires de l'oasis.. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2006
Regret
aujourd'hui, quand j'étais avec une amie, il y avait un jeune homme qui est venu.. la voir..
elle l'a connu y a une semaine.. mais apparemment, le courant passe entre eux.. et c'est pour du sérieux déjà.. à cause des circonstances assez particulières de leurs rencontre..
j'ai vu ses joues rougir à son arrivée.. j'ai compris qu'elle doit être heureuse..
j'ai voulu me tirer.. pour qu'ils puissent parler.. mais elle m'a dit de rester..
alors je suis restée.. j'étais heureuse pour elle.. c'est une fille géniale.. ki mérite ce qu'il y a de mieux parmi la gente masculine..
enfin bref..le jeune homme était trés sympatik..
on a parlé longtemps.. à propos de choses diverses..
aprés le silence m'a gagné.. "ana elli d'habitude nabda bal3a kassette.." :)
je me suis souvenue d'un garçon que j'ai connu il y a deux ans maintenant, et qui était vraiment ce qu'il me fallait.. pour des raisons diverses, notre relation n'a pas pu évoluer.. même si je suis certaine qu'il le voulait.. sincèrement..
du coup... là j'ai envie qu'il revienne.. non plutôt avant une heure, juste je l'avais en tête et je me disais que je suis une ratée..
j'ouvre lire mon mail.. je vois qu'il y a un nouveau commentaire.. sur mon blog .. je vais alors sur le blog de celle qui l'a écrit..
je trouve un post d'elle qui parle des pouvoirs magiks.. genre.. "elle veut tellement qu'il vienne, qu'il finit par venir.."
là... ici et maintenant.. j'ai tellement envie qu'il revienne..
23:35 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.05.2006
Déclaration marginale
je t'aime..
tu viens comme de nulle part..
je t'aime..
tu repars!
et je t'aime.. quand même..
ma douche froide..
je m'en souviens..
tu m' as conseillée.. une chaude..
c'était fin février..
à peine..
*
*
*
j'entoure de mes bras..
le cou d'une amie..
je lui décris ..
un rire..
qui pamponne avec éclat
ma peine..
tu étais là
dans les hauts lieux
du Lieu..
tu écoutais..
tel un roi
qui déguste une scène..
copieusement..
sans gêne..
*
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*
je t'aime..
j'étais sur mon lit..
tu venais.. comme de nulle part..
je dormais..
tu t'es assis sur le bord..
souriait-il?
m'a-t-on demandé..
les détails?
je m'en souviens
à peine..
*
*
*
je t'aime..
encore..
toute de même..
00:10 Publié dans infra personnelle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie
06.05.2006
J'ai envie d'avoir peur..prés de toi..
j'ai envie d'en finir..
comment puis je en finir..
les années sont passées.. tout est derrière moi.. plus sombre que jamais.. je fouille pour retrouver ma foi.. en moi et en quelques choses diverses..
ma voix.. je la reconnais plus.. quand je parle.. j'ai mal.. mes épaules me pèsent.. j'ai envie de glisser mes pieds dans l'eau chaude et salée.. maman viens me masser le dos s'il te plait.. que Dieu te garde, oh, maman..
:) oh maman.. j'ai une question.. comment me laissais tu, plonger dans une eau aussi sale..? hein?
je t'imagine me regarder avec des yeux qui ont envie de réfléchir intensément, dans un effort désespéré.. tes paupières orchestrant des regards rapides, et innocents..
tu veux me répondre hein..
héhé.. allez, faison les sacs.. direction hammam el.. comment il s'appelle déjà.. el.. euh.. el.. c'est le même nom que la rue où on habitait non? euh.. Hjaiij.. c'est ça??
maman, comme j'ai envie de revenir chez toi.. ramasse moi oh chère, je suis éparpillée par les vents de l'oubli et je ne saurais me retrouver sans toi..
maman.. maman.. ommi, je t'aime.. comme j'ai envie que tu le saches.. et comme c'est difficile de te le dire.. tu es toujours pour moi.. ce que tu n'es jamais chaque fois que je te vois..
ommi, pardonne moi .. cette distance qui creuse.. en moi..
je m'accrocherais à ton bras.. ou tu t'accrocherais au mien.. et on longerait les anciennes rues de mes rêves .. oh.. comme c'est dur d'avoir peur loin de toi..
18:00 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.05.2006
Miroir en éclats
brasse la vague sans écume,
qui le noie.
22:00 Publié dans pensées éparses | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


