22.11.2006
crie L'amie.. crie..
aprés toute une journée d'écoute attentive à des paroles superflues et lourdes de sens, je me sens fatiguée.. profondément K.O.
...
je vais manger quelque chose.. aller trainer dans la rue de Strasbourg.. pour m'apaiser le coeur.. je me sens blessée.. profondément blessée..
...
oh ma chère ville silencieuse.. j'écoute tes paroles berçantes pour mon âme bouillonnante.. ça me calme.. m'apaise..
oh ma ville chère...
un jour une copine , me trouvant hors de moi, aprés une dispute où je me suis épuisée, m'a amenée faire un tour, soupçonnant une colère qui risque de m'étouffer..
on marchait sur les rives de l'Ill et soudain elle m'a lancé: "vas y crie!"
koi??
crie "libertéééééééééééééééééééééééé"
je n'ai pas vraiment crié, ça s'est sorti à peine de ma gorge, non pas de mes profondeurs..
c'était peut être les regards moqueurs de cette ville hautaine... si proche et si lointaine.. qui me grondaient d'être aussi étrangère..
un jour quand j'étais avec la meilleure amie de ma vie.. on jouait à crier.. qui crie le plus fort.. c'était à la mer du nord.. prés de Lille..
mes cris étaient bercés avec force par le vent.. calin et séducteur..
mais la vie est passagère..
Mélanie... je t'aime beaucoup chère amie.. si les choses de la vie savent si bien séparer des êtres, elles ne peuvent me faire oublier que tu es L'amie..
22:12 Publié dans infra personnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.11.2006
blind
on m' a toujours appris que l'amour est aveugle, "a7wel"..
à travers des yeux amoureux on voit la chose et son double.. on voit l'ombre, et dans ses nuances, l'espoir d'une vie future.. ou passée.. qu'importe..
l'amour est aveugle..
pour les choses, les personnes, les personnes morales ou immorales..il suffit qu'elles soient partie intégrante d'une identité qu'on croit optimale..
il fo toujours regarder la date de validité.. même quand il s'agit d'une boite de chocolat en poudre pour le lait du petit déjeuner..
l'amour est aveugle, et ma voix est cassée, assez cassée pour que je puisse pousser plus loin mon cri, emprunté à un ancien siffleur de mauvaises nouvelles:
ouh ouh.. le monde va vers sa perte..
et l'amour est toujours là à gueter ma mort.. pour me pleurer.. il n'aime point ces propos négationnistes, lui, le grand, le trés grand, le sublime (viande haché champignons olives oignons :))) ), oui lui, l'amour de l'amour...
dommage.. que puis je dire d'autre..
oh yeh!
la crudité exlusive bafouille l'équilibre nutritionnel.. "tue grave " le système digestif.. à tous les niveaux, de l'estomatik au spirituel passant par l'intellectuel!
mais la vulgarité massive reste souvent reine..on la nomme franchise! courage dans la version infrapersonnelle!
quand on trouve rien à dire, on puise dans la langue des quartiers populaires, pour se crier "ami du peuple", annonceur de la révolution, intrépide insoumis.. on croit que des paroles musclées porté par un corps ivrogne suffisent pour rétrécir à néant les mailles du tamis... pour faire croire que le monde va mieux.. que le vieux soleil prend sa douche froide.. que les humains vont dire des phrases compréhensibles dans la clarté des miennes.. :))))
"je suis la phase lumineuse de la Tunisie" 9alet une parano qui m'a croisée.. :)))
oh yeh!
l'amour est aveugle..
19:00 Publié dans de passage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.11.2006
rupture qui dure
couper mes cheveux.. les voir.. tel un lac.. y voir ma face en deuil..
tourner la page, comme l'on contraint un cheveu à raidir, ou à se mettre en danse.. pour séduir le dieu fier.. de ma destinée..
la tête du passé sur un plateau en or..
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couper mes cheveux.. un désir, d'un moment fugace que je crains.. j'ai peur d'un regret.. quand les filles balladeraient leurs cheveux lors d'un bal estival... que je me retrouve tel un canard noir..
tel un fou, tel un prisonnier, tel un commetteur de crime, pour un plaisir fugace..
j'ai tellement envie de me couper les cheveux.. que je n'ose point ..
le passé et le futur se croisent dans la marée matinale de mes ressorts à peine rouillés..
comment les couper.. et le regret? que ferais je de ce regret.. dirai je "j'avais envie??"
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mar7a!!
chanceuses sont ces femmes qui se coupent les cheveux comme l'on coupe une botte de carottes!! )
oh, non, mais!??
ces cheveux qui gardent la trace du temps, la caresse des instants, les baisers des lieux inconnus qu'eux seuls ont pu percevoir et discerner..
oh, non, mais???!
ces cheveux fous, qui étrangleraient le monde, qui lieront les étoiles éloignées, qui resusciteront ceux éteints depuis une éternité..
comment pourrais condamner le temps au silence?
les laisser derrière moi et fuire en avant..?
se retrouver un jour avec des cheveux fatigués de mes traitrises répétées..
coupée une fois pour toute de mes désirs condamnés..
22:30 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


