25.03.2009
où tourner la tête??
* y a longtemps que je n'ai pas écrit.. je me sentais dans cette vie.. totalement prise ou presque..
j'ai pas le temps.. ni pour penser à ce que je fais ni à ce koi je n'ai pas le temps pour faire..
aujourd'hui.. il pleut un petit peu à Strasbourg.. et cette belle ville ressemble soudain à une femme mal démaquillée.. Hier encore, le soir, elle était formidable.. là.. en pleine journée.. comment l'aimer dépouillée comme elle est du soleil.. privée de ses lumières artificielles qui charment les marcheurs nocturnes..
Strasbourg..tu es de passage en moi..
* de partout.. la parole se prolifère.. et je veux bien me réveiller à l'écoute d'une phrase claire.. d'un son. d'un rayon. d'une goutte d'eau. libre je me sentirais enfin peut être.
Libre. je ne le suis pas. et qui l'est?
les actions se prolifèrent. contestataires dit on. mais qui ose vraiment?
d'ici.. je les vois passer.. une deux trois quatre cinq six sept huit deux .... voitures... individus.. groupes.. trams...
les arbres dont les feuilles étaient arrachés à l'avance.. avant l'automne.. action préventive.. s'alignent sur les rives de l'Ill qui s'étend moqueuse..
les caméras..
les feux..
les routes...
et dans peu de jours des barrières et des zones.. je suis à l'orange.. on avait estimé qu'on pourrait se passer du centre pour quelques jours.. on n'y travaille pas, on n'y habite pas. ceux qu'y habitent avaient eu des questionnaires et des badges.. et y en a qui ont choisi de partir en vacances.. forcées.. ailleurs..
* j'ai très mal.. mais il fo vivre et lutter contre la détresse.. se suffire à cette impression de vie.. ? penser à sa pauv' vielle' mère, ses pauv' personnes chères.. à ces gens qui ont vécu tranquillement.. pourkoi leur faire subir l'agitation qui nous anime, nous les enfants de ce monde agité........
quelle torture.. Ils, qu'on aime tant, nous condamne à l'inaction, et nous, qu'ils aiment, nous les condamnons à l'action.. leur inaction contenait une vie, notre action est l'appel de la vie qui suit..
où est la vie? où l'amour? tout flotte? relativité quand tu nous prend en otage!
*Vérité..
quand on te chasse..tu ne cesse de nous hanter..
tu es en nous.. flottante pudique et enragée.. subtile..
notre vie est très courte.. la tienne est infinie.. on passe notre vie à te chasser.. jusqu'à ce qu'on soit chassé..
..
18:54 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rien, vide, néant, vérité, passage
12.01.2009
marée
sur la table se cumulent les notes.. la petite aiguille avance.. infatigable.. à 14 h y a encore une manif.. de lycéens cette fois.. ça date.. 91.. encore la même histoire.. hier j'ai trés bien dormi.. peut être à cause du verre du lait ? peut être à cause de ce mal de crane que j'ai eu en remplissant 10 pages pour un voisin sur 'la culture peut elle être un facteur de crise?" avec la condition de ne pas parler de religion!! j'ai bien dormi après!! je me suis réveillée avec une sensation bizarre de clarté.. pourtant j'ai rêvé.. un bébé , un petit garçon était tout entouré de tissu blanc qui lui collait à la peau... sur le nez la bouche les yeux.. chaque fois que je déchirais ce tissu je le trouvais vivant et il me souriait.. et je respirais en le prenant contre mon coeur.. le temps passe..
12:52 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, temps, écriture
04.12.2008
mots simples
oui..
non..
des mots simples, clairs, satisfaisants..
oui/non
l'un à l'extrême/l'autre aussi
mais les deux avec leurs beauté remplissent l'espace, ne laissent place au terrible vide du doute..
oui/non
oui/non
oui/non
oui/non
rien de froid, rien de sec dedans
tout est humide profond et doux
o
u
i
n
o
n
telle la pluie de mai
n
o
n
o
u
i
pourkoi ça ferait peur, chez les gens des étiquettes
pourkoi les moyens détournés, qui prétendent à la délicatesse en te laissant l'effort de comprendre????
quelle logik!!
apprécie ma générosité et j'assume
mes ouis
et mes nons!!!!!
pourkoi seules les grandes promesses seraient dignes d'être tenues?
et les petites paroles qu'on commet sans en connaitre le poids le long de nos croisements futils.. ????
je te promets un oui ou un non! attends que je bois ma peur, je reviens..
23:22 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.04.2008
où fuire?
où fuir? koi fuir? est ce le vide qui fait que j'écrive.. j'étais zen , d'un coup le blues m'enlève..
la sociologie, cette discipline que j'apprend est destructrice!! destructrice.. irréversiblement, irrémédiablement destructrice!!
quel égoisme que de vouloir tourmenter tout le monde avec soi.. j'ai écrit pour moi.. et je l'ai effacé.. ce qui m'inquiéterait serait ma propre destruction??
désenchanter le monde sous le prétexte que cela briseraient les rapport de domination.. mais quelle horreur plus dominante que celle ci, que de vouloir imposer le désenchantement comme la valeur suprême d'une condition humaine lucide..
ce qui me fait mal c'est de se détruire seule!!
.
.
.
je me perds doucement, dans les plis rudes du temps.. inquiète et ayant envie de partir..
la solution serait que je le retrouve, mon Dieu..
que j'ai peur.. que faire de moi?
il faut penser lucidement!! quelle solution, celle ci qui me reste.. lucidité! dit on!!
mes tourments je sais d'où ils viennent.. plus on avance dans cette discipline plus on devient tourmenté.. je n'étais jamais comme cela.. c'est que c'est cela la cause!! un mode de pensée déprimant.. oui mais tous ceux qui dépriment n'ont pas fait cette discipline..ils n'ont pas ce qui sa forme nominée..comme telle.. serait ce une maladie?? cette discipline? une maladie de la société contemporaine.. que de chercher une raison pour ce que l'on fait, dit et pense??
certes! réduire tout ce que l'homme vit à cela!!! à la logique de la société!!
....
c'est se priver de tout le reste..
et encore en désenchantant la vie n'est même pas objectivement meilleure..
à koi sert???
à koi sert???
mais c'est irréversible... vivre.. tout court.. vivre...
c'est irrésolvable.
vivre simplement.. oh si je le pourrai de nouveau.. ou payer le prix pour tout le monde! peut on vivre et se penser la fois.. surtout peut on vivre paisiblement en pensant à la fois ce qu'on vit??? socio-logiquement?
on peut vouloir la vie tout court.. protester contre cette folie qui nous tue, casser tout et sortir de cette eau trouble..
pourquoi je me suis laissée petit à petit enfermée dedans?? comment cela s'est passée??
sur koi puis je appliquer cette pensée en particulier, sans devenir folle? sans me détester de plus en plus?
certes ma condition est précaire.. si tout va bien rien n'oblige à ce retrouver dedans.. il faut sortir de l'eau trouble, de l'inégalité de l'insatisfaction, pour pouvoir vivre humainement... on n'aura plus besoin de la sociologie.. elle se serait détruite tout seule.. incha allah..
21:45 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.04.2008
sautillant, tel un papillon sans ailes, sur place
tous les lieux me jettent comme une balle dégonflée.. hésitante et déçue je replonge en eux.. en moi même..
tous les lieux.. tels des murs .. peints et colorés.. se grisent.. me donnant face..
où puis je aller, nue? sans plan? son mot de passe?
19:23 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.02.2008
don't give up
Peter gabriel lyrics
"Don't Give Up"
in this proud land we grew up strong
we were wanted all along
I was taught to fight, taught to win
I never thought I could fail
no fight left or so it seems
I am a man whose dreams have all deserted
I've changed my face, I've changed my name
but no one wants you when you lose
don't give up
'cos you have friends
don't give up
you're not beaten yet
don't give up
I know you can make it good
though I saw it all around
never thought I could be affected
thought that we'd be the last to go
it is so strange the way things turn
drove the night toward my home
the place that I was born, on the lakeside
as daylight broke, I saw the earth
the trees had burned down to the ground
don't give up
you still have us
don't give up
we don't need much of anything
don't give up
'cause somewhere there's a place
where we belong
rest your head
you worry too much
it's going to be alright
when times get rough
you can fall back on us
don't give up
please don't give up
'got to walk out of here
I can't take anymore
going to stand on that bridge
keep my eyes down below
whatever may come
and whatever may go
that river's flowing
that river's flowing
moved on to another town
tried hard to settle down
for every job, so many men
so many men no-one needs
don't give up
'cause you have friends
don't give up
you're not the only one
don't give up
no reason to be ashamed
don't give up
you still have us
don't give up now
we're proud of who you are
don't give up
you know it's never been easy
don't give up
'cause I believe there's the a place
there's a place where we belong
22:47 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.02.2008
lieu final
tous. à petits ou grands pas.
baba.
tout ce qu'on a chéri.. terre. né. terre. en paix.
seul. l'amour. reste.
baba. que j'aurais aimé te donner tout ce que je t'aime.
20:20 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.01.2008
Retrouvaille
je viens de retourner de la Tunisie. après une séparation. celle de mon père après deux mois et demi dans le coma. ce père que j'ai jamais vraiment connu. que j'ai toujours construit. mais qui reste un grand mot brut que je ne sais conjuguer. "baba". lors de ses funérailles, j'ai vu du monde. que j'ai jamais vu. des gens que je n'ai pas vu depuis longtemps. j'ai senti brutalement que la Tunisie change. la Tunisie change! même ma petite région d'origine. cette région oasienne maritime. change! Sonia, mon amie de toujours. elle a changé! ma mère. ma mère! elle a changé! elle change! l'éloignement corrige ma myopie sentimentale. je suis rentrée il y a trois jours. le vide me bouffant.
je n'ai pas dit à ma meileure amie quen mon père est décédé. j'ai repris une à une mes relations. fouillant. commentant. s'indignant!!
je l'ai appelé, s'inquiétant, n'ayant pas trouvé de message de sa part pendant ma période d'absence. je l'ai trouvé en train de faire les soldes.
mon père n'ayant pas de femme qui fera son deuil, j'ai décidé de le faire moi même. pas d'habits neufs durant cette année.
apparence apparence!! j'avais l'idée qu'une amie chère devrait sentir mon profond chagrin. quand je criais "baba" voulant qu'il se réveille, je pensais certain qu'elle l'entendait..
je l'ai appelé! "tendresse"!
sa voix était vide. j'allais à la rencontre le coeur battant. elle m'a dit je t'attendrais place kléber devant "nafnaf", j'ai entendu "fnac". une demi heure d'attente. une ancienne connaissance est passée. "Afef". je lui dit que "baba" est décédé. elle avait un manteau rouge. j'étais entrain d'attendre devant "la maison rouge". pas de "hanène"!
je parlais tout en guêtant dans les passants la silouhette de mon amie.
Afef est partie.
je vois de loin khadija. une amie. elle m'a appelé le jour du nouvel an. elle m'a pas trouvé.. elle a rappelé. elle a appelé chez moi en tunisie pour dire qu'il faut pas s'inquiéter mais que "je ne trouve pas mardhia."
"tu es revenue et tu me l'a pas dit!"
"j'attends "hanène". désolée. j'allais te le dire." elle fesait les soldes. "on se voit demain, je t'appelle. "d'accord!".
le téléphone sonne. "Fnac non? c'est.. c'est dans la maison rouge non?" je regarde la garnde enseigne. la Fnac serait peut être aux halles. non. je ne sais du coup plus! elle commente pas. "je suis de l'autre coté. reste là bas je viens!".
hanène arrive. une demi heure au café. le spetième art. mon amie est raffinée!! elle fait même "histoire de l'art"! elle prend un expresso. je prend un chocolat au lait. je le trouve trop léger. un lait léger. un chocolat léger. mes larmes coulent. "qu'est ce que tu as?" . "rien, le vide. je ne vois pas clair, ni le temps passé, ni le temps qui arrive". elle ressent ma bizarrerie. je parle comme j'écris!! mais j'étais vraiment sincère!!!!
une scène raffinée!
"oué!!". "il faut arrêter de stagner!". mes larmes cessent sans la regarder!! on part. elle travaille à 19h. il faut un quart d'heure pour y arriver. "fais attention à toi, bye bye". je pars..
je ne sais pas comment j'ai tourné vers inhternet pour la retrouver. L'amie.
je la trouve! mon coeur bat. elle a changé mais elle est toujours la même.
je lui envoie un message.
j'en reçois un aujourd'hui. j'en suis ravie. heureuse et inquiète!
on se retrouve! moi qui a certes aussi changé! elle qui a probablement changé.
13:00 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ruines
20.12.2007
plaintes conjuguées
j'ai écrit que j'ai mal pour une fois depuis longtemps..
mais la session était finie
la note effacée.
oui, je n'ai pas choisi.
ne me jugez donc pas trop.
pourquoi un choix qui n'est pas le notre nous serait fatal.
je n'ai pas choisi
libérer mon dos de ce poids qui m'écrase
juste ne me jugez pas pour ce que j'ai point choisi..
tu te souviens quand j'ai choisi?
tu étais en colère, ou presque.
mais j'avais raison. et j'ai bien chioisi
on a choisi pour moi, il y a 9 ans.
j'étais seule ou presque
seule depuis neuve ans
trés seule
donc ne me jugez pas trop s'il vous plait
j'assume tout, sauf votre plainte de ma plainte.
ça je ne veux pas assumer.
par ce que je n'ai pas choisi mon exil dans le bavardage, mon exil dans le pseudo savoir, mon exil dans un savoir mal fait, mal transmis, mal mené, mal appris..
j'étais trés seule grand frère.
pourkoi tu n'as pas su prévoir cela?
pourquoi?
je te préviens. je ne me plains pas. je dénonce vos plaintes continues. mon silence continu. parce que je n'ai pas choisi.
ah si j'avais choisi. "je ne serais pas ici. je ne serais pas là. je ne serais pas ce que je suis.
ah mes 27 ans! je me vois mal viellir, tel un mauvais vin.
s'il vous plait. regardez clair dans ce temps, vous verrez la vérité de ces neuf ans. avait elle raison ma maman. quelle chance, quel hasard, quel pouvoir, a foutu un espoir en air.
me voilà. une plainte. juste une plainte. une perle écrasée. un lot d'éclats perdus. une volontée pendue.
perdue. perdue.
avais je raison? t'avais tu raison. ma raison conjuguée à la tienne, oh grand frère, a fait de mon espoir inconscient un mauvais souvenir.
la vie est une série de chances orchestrées par des bonnes volontés. la mienne et la tienne,- probabelement trés bonnes- qui ensemble ont trés mal fait!
ma vie est une illusion lourde de sens.
une euphorie plaintive.
je suis une plainte. que celui qui exhauce les voeux impossibles m'éteingne!
14:50 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plaintes réflexives
23.11.2007
lointain
je feuillette
je cherche
et je trouve
beau..
je veux
je ne veux pas!
je suis autre chose
je suis au delà des choses
je veux y arriver
m a r d h i a!
je te promets
papa
je te promets
je mérite mon prénom
je mérite mon nom
je le promets
à toi seul
parce toi seul tu mérite une promesse de ma part!
de là où tu es
dans les voies lointaines de la perte
de là bas
sois avec moi papa
je feuillette mes rêves
mes papiers
mes anciens gachis
tu n'es nulle part!
il a fallu que tu sois presque mort pour que tu sois partout!
pour qu'on te prie de rester
pour une raison ou une autre!
hypocrites:! que je vous haie!
que je me haie!
papa , je t'aime, me croie tu!
moi qui ai incapable d'aimer
je t'aime..
alors de là où tu es penses à moi
et casse toutes les distances
et reviens moi plus ce que jamais
il a fallu que tu sois là pour que je t'appelles?
non, tu le sais? tu le sais pas? mais crois moi, je t'aime .
mon petit papa, je garde le henné que tu m'a conservée dans un petit porte monnaie.
je regrette de ne pas avoir tout pris, de les laisser à la sauvagerie d'un temps pourri..
mais la branche que j'ai prise est là.. dans mon coeur.. et me porte bonheur.
baba.. j'ai peur pour toi.. de ta solitude et de ce qui va venir..
l'impuissance, va tu comprendre que c'est le destin..
je prie pour que tu aie la croyance qu'il fo, pour croire que c'est le destin, pour vouloir encore vivre..
baba
désolée
je t'ai laissée tomber
désolée
désolée
désolée
le mot m'obsède
désolée!
tu t'en sortira tout seul.. mais crois moi, je t'aime, ici alors que je suis au bord du chemin , je guette les jours qui ne reviennent plus, et je me perd.
baba. je te suis. je suis toi. ne crains pas la mort, vie pleinement ce qui reste, et crois pleinement que je te suis. que tu m'es.
on t'a privé de mort. ne me prive pas de la vie. crois pleinement que je ne suis que toi. et que tu vis en moi. parce que je t'aime, je te le promets.
22:15 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


