20.04.2008
sautillant, tel un papillon sans ailes, sur place
tous les lieux me jettent comme une balle dégonflée.. hésitante et déçue je replonge en eux.. en moi même..
tous les lieux.. tels des murs .. peints et colorés.. se grisent.. me donnant face..
où puis je aller, nue? sans plan? son mot de passe?
19:23 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.03.2008
flou
je suis dans le flou. la cloche annonce trois coup. ça doit être trois heures. du matin. cela semble plus clair que tout le reste.
à koi sert je m'étais en train de demander, alors que j'essayais de dormir. en vain.
à koi sert cette thèse. à koi sert la sociologie.
à comprendre dit on. ki le dit? ben les sociologues..
ben il faut bien qu'ils disent quelques chose, pour se justifier.
faudrait il nécessairement se justifier?
oui quand on cumule un ensemble de savoir. on ne supporte plus sa tendance à nous sombrer dans le flou. alors on se justifie de notre supposé savoir. une fois qu'il est là, on ne peut y échapper.
les autres sont plus tranquilles dans leur têtes. une béatitude qui n'est finalement pas si maléfique. bien sage même. à koi sert de savoir, si c'est pour sombrer dans le flou.
on dirait que je vais plutôt mal. que la folie me guête. non. non. je m'inquiète comme l'ont probablement fait plusieurs autres durant ce long parcours de l'humain sur cette terre perdue. j'ai certes 27 ans. mais je n'ai jamais fini avec les questions que l'on appelle "existentielles".
je chercher des repères. j'en trouve aucun. à part les coups de cloche. l'Ill qui s'étend vers le centre. les rails du tram qui lie des stations diverses.
à part cela. seule dans le flou je reste.
est ce la folie qui me guête?
non. parce qu'il suffit que je me remets mode commun forfaitaire pour que le flou se dissipe.
finir ma thèse comme l'on prépare une commande claire. aimer ma "famille" qui m'a vu naitre, et en créer une autre qui me verrait mourir. s'obstiner à faire une "belle" "thèse", un "beau" "mariage", être une "belle" "tante", avoir une "belle" "maison" etc.
rien de tout cela ne me satisfait. je suis définitivement hors ce mode.
depuis longtemps je n'ai pas écrit. peut être avais je honte de ces questions existentielles. définitvement démodées.
mais je n'y peux rien. j'y pense comme un enfant.obstinément.
que faire. rien n'est clair. même Dieu m'est loin. tout est flou. il suffit pourtant de Dieu et quelques idées bien claire pour que tout aille mieux.
apparemment cela ne sert à rien de se faire du mal. l'humain y a toujours pensé. jamais il n' a trouvé e réponse satisfaisante. pourquoi je me prends la tête. je n'y peux rien.
cela ne sert à rien de se faire du mal.
à défaut d'idée claire, il faut en créer une et bien y tenir.
d'ailleurs, c'est ce que les sociologues font aujourd'hui. à défaut de pouvoir dire ce qui se passe vraiment, ils disent souvent ce qui doit être. ou comment s'y prendre pour mieux prévoir ce qui se passe. ils se rendent eux même utiles à la pérénité du mode commun. au bonheur clair. de quelques uns et de la majorité.
devant cela. qu'est ce que je peux faire, à part détester ce que je suis. moi qui traine 8 ans de formation en "socio"
comment puis je mener ma thèse à bout sans que j'étouffe. devrais je vraiment la mener à bout? à koi sert? clarifiera vraiment quelque chose?
qu'est ce qui mérite vraiment d'être étudié, efficacement, avec les outils de base que j'ai appris à manier?
je suis un peu moins dans le flou. peut être. en écrivant tout cela. bien noir sur blanc.
03:43 Publié dans pensées éparses | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : existence, monde, réalité, flou, savoir, sociologie
22.02.2008
feinte
retrouver mes pas. juste cela. s'assoire face au soleil abattu. s'aventurer deux ou trois mêtres dans les eaux profondes s'agitant au près de ces rôchers oh combien rongés. oh combien enfouis!!! :) excuse ma feinte papa. toi qui m'a appris à aimer ces lieux calmes de mon tunis rêvé. repose en paix. j'aimerais juste y mêner ceux que j'aime. oublier plein de malheur à la vue du soleil abattu..
oh dieu de mes malheurs! on mon dieu!
que serait ce? est ce le hasard? je tressaille à l'idée que cela se suit ainsi.. oh dieu! quel hasard! quel hasard! oh dieu!
tout s'éclaircit d'un coup! oh dieu! quel sens pourrait avoir cette guerre entre moi et l'oubli?
oh dieu!
tout s'éclaircit!
le papillon dont je pensais les ailes brulés était juste un papillon, noir, qui se reposait.
20:43 Publié dans infra personnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
17.02.2008
:/
je vois des personnes filer, passer, changer de résidence, rentrer, revenir , des gens qui se marient, des enfants qui naissent, des accidentés, et des anciens qui meurent.
des dates et lieux de mariages. principalement des hommes avec des françaises, allemandes, italiennes, portugaises, algériennes, marocaines, tunisiennes dans les années 60, 70. des hommes et des femmes dans les années 80, 90, 2000, les un-e-s ouvrier-e-s, les autres stagier-e-s, étudiant-e-s, professeur-e-s, commerçant-e-s, arisant-e-s...
une réalité trés diversifiée. les catégories globales font apparaitre une réalité en forme de courbes linéairement croissantes ou décroissantes. traçable en référence à des variables imaginaires supra historiques, équivoques et totalisantes.
plein de choses me surprennent, m'étonnent, et me motivent..
00:26 Publié dans les petits pas de mon fou bébé chéri.. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.02.2008
confusion
les temps passe. je m'inquiète. comme tout le monde.
comment faire? pour avoir les idées claires?
tout se bouscule dans ma tete. je me sens incapable de programmer des choses précises.
comment faire. comment faire.
pourtant je suis consciente.
que le temps passe.
peut être c'est cela le problème. est que j'en sois trop consciente. que j'oublie le reste. le plus important. de vivre.
21:46 Publié dans de passage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.02.2008
don't give up
Peter gabriel lyrics
"Don't Give Up"
in this proud land we grew up strong
we were wanted all along
I was taught to fight, taught to win
I never thought I could fail
no fight left or so it seems
I am a man whose dreams have all deserted
I've changed my face, I've changed my name
but no one wants you when you lose
don't give up
'cos you have friends
don't give up
you're not beaten yet
don't give up
I know you can make it good
though I saw it all around
never thought I could be affected
thought that we'd be the last to go
it is so strange the way things turn
drove the night toward my home
the place that I was born, on the lakeside
as daylight broke, I saw the earth
the trees had burned down to the ground
don't give up
you still have us
don't give up
we don't need much of anything
don't give up
'cause somewhere there's a place
where we belong
rest your head
you worry too much
it's going to be alright
when times get rough
you can fall back on us
don't give up
please don't give up
'got to walk out of here
I can't take anymore
going to stand on that bridge
keep my eyes down below
whatever may come
and whatever may go
that river's flowing
that river's flowing
moved on to another town
tried hard to settle down
for every job, so many men
so many men no-one needs
don't give up
'cause you have friends
don't give up
you're not the only one
don't give up
no reason to be ashamed
don't give up
you still have us
don't give up now
we're proud of who you are
don't give up
you know it's never been easy
don't give up
'cause I believe there's the a place
there's a place where we belong
22:47 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.02.2008
lieu final
tous. à petits ou grands pas.
baba.
tout ce qu'on a chéri.. terre. né. terre. en paix.
seul. l'amour. reste.
baba. que j'aurais aimé te donner tout ce que je t'aime.
20:20 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.01.2008
moi la fleur des anciens lieux
j'en suis la fleur.. un rire me traverse l'esprit! sur mes lèvres se trace presque un sourire. aujourd'hui quand je suis passée là bas.. j'ai entendu les cris, les rires, et bruit des petits dans la cour de l'école.. et je m'en suis souvenu..
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tirarara.. tirararara.. ner7al sawa.. denié sawa.. khedni ma3ak.. khedni ma3ak!! 2elli ana chou byemna3ak.. addi el omor kollou ma3ak .. cho2 ou 7anin
lalalalalala lalalalala! laylalalalala layalalalaylayla!.
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oui c'est du n'importe koi!!
j'ai mal à la tête , j'ai envie d'un thé! un thè rouge ou noir! qu'importe! bien digne d'une fille du sud!!
oui je suis une fille du sud! une fleur des lieux perdus!
mon thè est prêt!!vive les micro ondes!!!
l'idée m'amuse! les ondes m'amusent!!
j'imagine tout ce qui s'est passé. qu'est ce qui s'est passé pour qu'il ne me reste de lui que l'illusion d'une présence! même pas une chance, ou un risque! une illusion. une grosse illusion!
porte fermée, plaquette retirée, fenêtre balayée par le vide!!
j'ai découvert enfin que ce que je croyais être son ombre, et pour le quel j'en voulais à ma maman la nuit de ma victoire/échec, c'était, c'était! osez deviner un peu, vous qui connaissez les lieux! eh ben c'était de la peinture otée! par le temps et l'humidité!!
ben tout est fermé! même ma fenêtre! celle par où je percevais, entendais, ressentais, et presque touchait celui qui était l'ange des lieux!!!
sa lettre! je l'avais parmi des petites autres choses! le coeur rose en plastik! oh sonia!!! tu t'en souviens! t'as perdu le tien! le bleu! n'aie pas honte! je te pardonne!! je me serrais contre mon coeur, et je disais, que ma victoire est prochaine!!!
mes doigts tapaient sur la calculette rouge, avec ses touches jaunes! grandiose la trousse!! je l'ai gardé encore un moment! après!!
eh ben , pour koi j'écris cela.. l'idée première!!
oué.. était ce moi ? était ce moi?
j'espère que non!
mais l'écriture est presque mienne!!!
cela me rappelle quelque chose! quel déjà vu odieux! oh que je suis folle!
était ce moi qui l'ai gravé sur les lieux ondéliques pour le retrouver quand je cherche? oh que c'est fou! comment puis je oublier!!
l'idée me parait faisable par une "fleur amusante" comme moi!!
tout est possible! et j'ai oublié! et l'oubli fait partie de mon envie, de ne pas oublier, de chercher et de trouver! oh que c'est pénible à penser!
je m'amuse moi même de moi même! je me poigne, je m'amortis, je me cajole! les frais du temps, et je comptabilise!!
oh ma calculette des lieux perdus!
me voilà me cherchant des indices!!!
ce que la plaquette a porté dans la langue des lieux, moi j'ai eu toujours du mal à noter. dans la langue de proust! mais comment l'écrivait lui même?
rien ne me dit grand chose! sur l'enveloppe, je m'en souviens, rien.
par contre, chez les siens ils l'écrivent autrement!
là , sur ces lieux! c'est écrit comme je l'écrivais!! avec le premier nom rarement couvert! et puis c'est ma manière d'écrire; ces raccourcis, ces ces abbrév, et ces points de suspension à tout bout de chemin!! c'est question de me retrouver!!!
poussez poussez les limites! je suis bottée de mon espoir et de ce que lui réserve encore le temps enfoui bien dans les coins perdus de ma raison. de mes raisons et saisons perdues!
est ce toi? est ce moi! donnez moi une fleur!! je me prends, je m'épie pétale après l'autre! je me dénude, reste ma foi en toi et une chose que t'as écrit! j'y crois!
quelle fleur je suis!
indices! je n'ai pas fait ce que tu as fait pour que je sache m'y perdre chevalier!!!
profession, et puis, puis dates de passage et traces diverses dans les airs et aires ruinées!!
ya fou2âdy doullany ayna n nawa, bâta dahran fessa7ari fa3awa!!
et puis, et puis et puis!
arrête d'y penser jeune femme, ainsi dirait un vieil oracle! ce n 'était point ta folie qu'il cherchait à revivre, c'est ta folie qui se ravifie! oublie oublie, laisse moi te bercer dans l'oubli, laisse faire jeune femme et ne creuse pas tes plaies elles t'épuiseront, laisse toi digne des lieux perdus, et retrouvés, passe ton chemin sans regret, oublie oublie, pourquoi gache ce qui est serein dans les flux, oublie oublie, et dors et oublie jeune femme, tu es jolie même s'il ne t'as pas prise et su, tu es jolie parce qu'il ne t'as pas prise et su.
16:55 Publié dans infra personnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ruines
13.01.2008
Retrouvaille
je viens de retourner de la Tunisie. après une séparation. celle de mon père après deux mois et demi dans le coma. ce père que j'ai jamais vraiment connu. que j'ai toujours construit. mais qui reste un grand mot brut que je ne sais conjuguer. "baba". lors de ses funérailles, j'ai vu du monde. que j'ai jamais vu. des gens que je n'ai pas vu depuis longtemps. j'ai senti brutalement que la Tunisie change. la Tunisie change! même ma petite région d'origine. cette région oasienne maritime. change! Sonia, mon amie de toujours. elle a changé! ma mère. ma mère! elle a changé! elle change! l'éloignement corrige ma myopie sentimentale. je suis rentrée il y a trois jours. le vide me bouffant.
je n'ai pas dit à ma meileure amie quen mon père est décédé. j'ai repris une à une mes relations. fouillant. commentant. s'indignant!!
je l'ai appelé, s'inquiétant, n'ayant pas trouvé de message de sa part pendant ma période d'absence. je l'ai trouvé en train de faire les soldes.
mon père n'ayant pas de femme qui fera son deuil, j'ai décidé de le faire moi même. pas d'habits neufs durant cette année.
apparence apparence!! j'avais l'idée qu'une amie chère devrait sentir mon profond chagrin. quand je criais "baba" voulant qu'il se réveille, je pensais certain qu'elle l'entendait..
je l'ai appelé! "tendresse"!
sa voix était vide. j'allais à la rencontre le coeur battant. elle m'a dit je t'attendrais place kléber devant "nafnaf", j'ai entendu "fnac". une demi heure d'attente. une ancienne connaissance est passée. "Afef". je lui dit que "baba" est décédé. elle avait un manteau rouge. j'étais entrain d'attendre devant "la maison rouge". pas de "hanène"!
je parlais tout en guêtant dans les passants la silouhette de mon amie.
Afef est partie.
je vois de loin khadija. une amie. elle m'a appelé le jour du nouvel an. elle m'a pas trouvé.. elle a rappelé. elle a appelé chez moi en tunisie pour dire qu'il faut pas s'inquiéter mais que "je ne trouve pas mardhia."
"tu es revenue et tu me l'a pas dit!"
"j'attends "hanène". désolée. j'allais te le dire." elle fesait les soldes. "on se voit demain, je t'appelle. "d'accord!".
le téléphone sonne. "Fnac non? c'est.. c'est dans la maison rouge non?" je regarde la garnde enseigne. la Fnac serait peut être aux halles. non. je ne sais du coup plus! elle commente pas. "je suis de l'autre coté. reste là bas je viens!".
hanène arrive. une demi heure au café. le spetième art. mon amie est raffinée!! elle fait même "histoire de l'art"! elle prend un expresso. je prend un chocolat au lait. je le trouve trop léger. un lait léger. un chocolat léger. mes larmes coulent. "qu'est ce que tu as?" . "rien, le vide. je ne vois pas clair, ni le temps passé, ni le temps qui arrive". elle ressent ma bizarrerie. je parle comme j'écris!! mais j'étais vraiment sincère!!!!
une scène raffinée!
"oué!!". "il faut arrêter de stagner!". mes larmes cessent sans la regarder!! on part. elle travaille à 19h. il faut un quart d'heure pour y arriver. "fais attention à toi, bye bye". je pars..
je ne sais pas comment j'ai tourné vers inhternet pour la retrouver. L'amie.
je la trouve! mon coeur bat. elle a changé mais elle est toujours la même.
je lui envoie un message.
j'en reçois un aujourd'hui. j'en suis ravie. heureuse et inquiète!
on se retrouve! moi qui a certes aussi changé! elle qui a probablement changé.
13:00 Publié dans distances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ruines
28.12.2007
L'intention, la raison, la normalité et les cas particuliers en ce qui concerne les rites en Islam
up! (du 01/02/2006)
Je vais présenter quelques aspects de l’articulation de l’exercice rituel en Islam et comment ce système rituel islamique gère les situations particulières dans lesquelles peut se retrouver le pratiquant.
l’hypothèse de l’existence de Dieu est admise comme un point de départ.
1-Avant je commence par donner la définition de quelque mots qui peuvent se répéter dans mon argumentation.
Ce qui structure un modèle de conduite communautaire est un système de rites articulés autour de quelques principes et un ensemble de significations.
Ce système de rites (dans le cas de l’Islam : shahâdah, salât, siyâm, zakât, hajj, si les moyens personnels le permettent) est applicable par la majorité d’une manière normale. C'est-à-dire dans la forme initié par le prophète (SAWS).
Si on appartient à une communauté, le moyen principal d’intégration est l’initiation occasionnelle ou par étapes.
Occasionnel : al hajj par exemple.
Par étapes : l'application progressive des cinqs piliers de l'isläm
Les rites régénérateurs : par exemple les cinq prières quotidiennes.
2-La norme comme fondatrice de l’ « être ensemble »
la vie est une lutte. Et on a le droit de lutter pour être heureux, pour manger correctement, pour s’aimer correctement, pour avoir des préférences, pour exprimer des goûts, pour avoir une esthétique de vie.
Je pense que cette quête est intimement liée à l’instauration de la norme, surtout aujourd’hui. Si on appartient pas, on devient victime de toutes les modes passagères. On ne peut jamais avancer si on n’a pas su choisir le minimum des choses vitales desquelles on ne peut se passer : comment agir dans le respect de l’autre, des références communes, une temporalité (eh oui, si on passe notre temps à participer activement à toutes les fêtes du monde, on n’aura plus de jours de fêtes, de nouvelles années, plus de résolutions, plus de bilans..)
Un système normatif (en occurrence rituel) n’est nullement caduque. Il permet de mettre de l’ordre dans notre vie et surtout de nous rappeler qu’on est sur terre et que pour arriver à bien vivre et avancer, il faut s’exercer concrètement, à la rigueur collective, dans un minimum de choses, entre autres culturelles.
3-La raison, la croyance et le dogme.
a- Les rapports entre la croyance et le dogme
A travers le coran, et à travers les hadiths du prophète et de sa conduite, telle qu’elle est rapportés et transmis par ses compagnons, on peut distinguer la différence entre l’Islâm, L’imân, et l’Ihsân.
Pour les musulmans, le système rituel leur aide à maintenir la croyance. La Salat tanha ‘ani l fahcha`i wal mounkar. Assyam, azzakat, achchahadat, al hajj, vont dans le même sens, avec chacun ses spécificités.
Comme chaque culture a ses rites organisateurs, la culture musulmane a donc les siens.
L’ « Islâm » en tant que dogme est l’application des cinq rites précédemment cités.
L’imân est la croyance en Dieu, ses prophètes, ses livres, ses anges, le jour du jugement, le destin, avec ce qu’il y a de bien et de mauvais.
L’Ihsân, la bienfaisance, est encore plus particulier.
le prophète nous enseigne que L’ihsan, est de croire en Dieu comme si on le voit, parce que, même si on ne le voit pas, lui il nous voit.
L’Ihsân implique à la fois al Imân et al islâm.
Ainsi les musulmans, ne sont pas tous des bons croyants, et les croyants ne sont pas tous des « Bienfaisants » (dans le sens que j’ai précisé d’el Ihsân).
Dieu seul de toutes façons, peut savoir ce qu’il y a au fond des cœurs comme au fond des terreset des mers . Il sait nos intentions. Si on cherche à prier ou si on fait semblant. Si on cherche à lui plaire, ou on cherche à plaire en faisant semblant de lui plaire. Ce qui est une forme particulière d’association.
b-Les priorités en Islam : l’intention et la signification profonde
Le coran nous dit que la non croyance en Dieu, est équivalente à l’association d’autres dieux à Dieu. Parce qu’elle dénie son unicité. Or l’association est ce qu’il y a de pire. « inna' acherka la dholmon ‘adhîm » (Loqmân). Et Dans le coran, Dieu dit qu’il ne pardonne pas qu’on lui associe d’autres dieux. Alors qu’il est capable de pardonner. Wahwa al ghafourou arrahim.
Dans le coran aussi, Dieu dit qu’un croyant, peut déclarer qu’il ne l’est pas. C'est-à-dire il peut dire qu’il« associe à Dieu d’autres dieux », s’il s’agit d’éloigner de lui-même un danger.
Donc sous menace de mort, un musulman peut renier sa foi, tant que son cœur ne partage pas ce que sa bouche prononce.
C’est la référence ultime pour la raison musulmane. Dieu par sa tolérance pour ce qu’il présente comme intolérable (en l’occurrence l’association) nous apprend qu’il sait, d’une manière différente de la notre. Il sait ce qu’il y a dans les « cœurs ». wahwa aqrabou menna ila afìdatina. Subhana allah !
D’autres exemples de tolérance de non respect de la règle : on passe aux choses les plus concrètes : que sont les nourritures « terrestres ». Qui viennent à l’autre bout, des nourritures « célestes », dans l’axe de nos besoins humains. Là aussi Dieu dit dans le coran, que si on est obligé, et à condition que notre acte n’est pas motivé par une intention de ne pas appliquer la norme, il nous pardonnera, de manger ce qu’il n’a pas permis, et de boire ce qu’il a interdit, et de faire ce qu’il n’aime pas qu’on fasse.
-->
Les normes sont à appliquer quand ils sont applicables. El hajj lui-même par son « liman istatâ’a ilayhi sabilâ » le dit explicitement. Le hajj, est un des piliers de l’Islam, et pourtant si on ne peut pas, Dieu est tolérant pour accepter de nous un regard qui s’oriente vers lui symboliquement au quotidien, dans un moment rituel qui nécessite de nous ni argent, ni effort physique intense.
c- Contraintes, majorité, minorité, normalité.
l’islam est une religion qui s'est préservée grace à l’intervalle pratique qu’elle laisse pour les soumis à la volonté de Dieu. C'est une religion de "yosr", de facilité parce qu'elle valorise la pratique personnelle.
Une situation contraignante, n’est pas une situation majoritaire.
la majorité de la population mondiale se concentre dans les coins les plus faciles à vivre sur la terre. Et pourtant, les coins les plus difficiles, sont peuplés et appropriés par des humains. C’est ce qui montre la lutte de l’homme pour vivre et sa créativité.
Or une norme doit s'adresser à la majorité. la norme, par exemple la réalisation d’un rite, consiste en une forme concrète et une signification, Dieu nous dit qu’il juge de notre soumission à sa volonté en lisant dans notre cœur, notre intention profonde, qu’elle lui est plus transparente qu’à nous mêmes. Comme on l’a expliqué pour les situations contraignantes extrêmes explicités dans le coran, et qui sont minoritaires, Dieu nous appelle à veiller à la sauvegarde de la signification/intention. par sa définition même en tant que situation minoritaire, l'exercice rituel qui dissocie plus ou moins la signification de la forme adoptée majoritairement, préserve l'appartenance collective, en affirmant la pratique particulière comme découlant de celle normative. (comme al wudhu`wa tayammum, pour Assyâm etc.)
Quoi que aujourd’hui, les contraintes se montrent plus ce que jamais pesantes pour les musulmans partout dans le monde. d'où, et c'est ce que j'applique personnellement, l'importance de la compensation. quand on est contraint à ne pas appliquer quelque chose, on doit essayer de faire vivre la signification, et de ne pas laisser tomber le reste du système rituel aussi. (d'ailleurs Dieu dans le coran insiste sur cette possibilité, par exemple dans le cas du Syâm quand on peut le ramplacer par une forme de zakât, ou quand celui qui abuse en jurant par Dieu,-ce qui touche à la chahâda-, jeune pour en concerver la valeur, etc..)
18:10 Publié dans pensées éparses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, islam, rites


