05.11.2006

rupture qui dure

couper mes cheveux.. les voir.. tel un lac.. y voir ma face en deuil..

tourner la page, comme l'on contraint un cheveu à raidir, ou à se mettre en danse.. pour séduir le dieu fier.. de ma destinée..

la tête du passé sur un plateau en or..

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couper mes cheveux.. un désir, d'un moment fugace que je crains.. j'ai peur d'un regret.. quand les filles balladeraient leurs cheveux lors d'un bal estival... que je me retrouve tel un canard noir..

tel un fou, tel un prisonnier, tel un commetteur de crime, pour un plaisir fugace..

 

j'ai tellement envie de me couper les cheveux.. que je n'ose point ..

le passé et le futur se croisent dans la marée matinale de mes ressorts à peine rouillés..

comment les couper.. et le regret? que ferais je de ce regret.. dirai je "j'avais envie??"

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mar7a!!

chanceuses sont ces femmes qui se coupent les cheveux comme l'on coupe une botte de carottes!! )

oh, non, mais!??

ces cheveux qui gardent la trace du temps, la caresse des instants, les baisers des lieux inconnus qu'eux seuls ont pu percevoir et discerner..

oh, non, mais???!

ces cheveux fous, qui étrangleraient le monde, qui lieront les étoiles éloignées, qui resusciteront ceux éteints depuis une éternité..

 

comment pourrais condamner le temps au silence?

 les laisser derrière moi et fuire en avant..?

 se retrouver un jour avec des cheveux fatigués de mes traitrises répétées..

coupée une fois pour toute de mes désirs condamnés..

27.09.2006

hasard

quel hasard vous emmène par ici, madame, monsieur?

un curieux parcours de clics, qui se poussent vers un espace d'oubli à un autre, une curiosité ou un ennui..

et vous n'auriez pas envie de parler, de dire votre curiosité, de feindre connaitre votre ennui..

non le silence sonne plus profond, ou peut être, plus sec, plus charmant dans ces lieux de non lieu humain..

 

 

 

 

ah.. j'ai du oublier..romdhankom mabrouk.. tout de même..

07.09.2006

gris boisé

faut il le dire??

je suis pas complétement satisfaite de moi.. mais je suis heureuse

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plein de choses sont passées pendant l'été..

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le feuilleton libanais, est presque fini.. on aura pour bientôt l'Iran.. 

 

"il y aura du nucléaire !"

 

  "grand maitre tu es!!"

 

hum.. il ne trouveront pas du nucléaire! il y metteront!!!! 

 

" suse.. aprés babylon??"

 

les belles villes.. comme les mythes ont toujours les fins qu'elles méritent.. 

 

mais ça sera encore plus humain, plus durable, il y aura de la chair humaine à modifier génétiquement pour les siècles qui viennent..

 

 Hiroshima Hiroshima :)

 

 there's always a true man to swim in the Ice Tea.. :)

 

oh je déconne :(

 

nagazaki nagazaki :)

 

oh yé!!

  

mais je suis lassée.. de ces séries.. de non sens..

 

 

 ataj3alou fiha man yoffsidou fiha wa yasfikou addima2!!!

 

 

 tout est sagesse! attendons le vedict!

 

 

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 l'été était facile, rien d'extraordinaire, pas d'imprévus..

 

 

je reprends ma vie en main.. 

il reste encore .. hum.. 5h.. presque avant la fin de ma faim.. 

29.06.2006

avant mon départ

me voici..  

je n'ai pas envie de me plaindre, je veux avoir l'air heureuse.. et qu'on me croie..

je n'ai rien à dire avant mon départ..

ces derniers jours étaint pleins d'émotions..

 

 

il était mignon le bébé que jai vu aujourd'hui, tbarkallah 3lih, tout charmant avec ses yeux qui ne voient pas encore.. tel un petit chaton.. mais un peu plus bo certes.. oui il était mignon.. "Kaïs"

 

 

 Qays!

 

 comme ça sonne doux et profond!

 

 

maintenant je ne pense qu'à fuir

mais avant de partir

me voilà

je n'ai pas envie de penser au temps qui passe, je veux juste passer,

21.06.2006

décalage

"M......,
Nous voulions passé te voir le samedi mais nous n'avons pas eu le temps parce qu'on a mangé une choucroute et qu'aprés il a fallu la digérer. D'autre part quand on a un homme dans sa vie et qu'on ne le voit pas souvent on a besoin d'être ensemble et d'avoir des moments privilégiés.Nous sommes allés dans la nature comme il le souhaitait. arrête tes crises ce n'est pas parce qu'on ne s'est pas vues que je ne t'aime pas c'est juste que la vie à deux prend du temps d'où le comportement de Normen.bonne chance je pense à toi A..."

 

euh.. mais oui.. ça date mon message, A...!

mais voyons! je t'en veux nullement.. du tout.. vraiment pas..

je te comprends. comme ou plus ce que toujours.

exatement comme j'ai compris "Normen" et je lui en veux nullement.

d'ailleurs la question ne s'est jamais posée.. je sais à qui en vouloir.

à moi. et trés rarement en plus.. presque jamais.

M.

19.06.2006

aprés la défaite..

satisfaite? pas satisfaite? satisfaite? pas satisfaite?

c'est ainsi que j'étale la fleur de ma tristesse footboolesque :(((((((

         hé ho mais???!! :/ répond mon insouciance pragmatik.. tik.. tik.. :)))))

 l'équipe nationale a fait ce qu'elle peut.. el metfarrej faress kima ygoulou et il fo pas abuser.. l'espagne est une équipe forte.. c'est sur elle que pesait le poids des attentes plus ce que la Tunisie.. cela a permis à la Tunisie de prendre l'avantage.. C'EST TOUT!!!!

mais quand même.. je n'aime pas du tout les changements qu'a effetué le selectioneur..

oué c'est satisfaisant de trouver des explications chronogiques linéaires et débiles et égocentrikes!! :

non ! pas du tout ça! je trouve qu'el ghodhbane n'est plus aussi efficace qu'avant.. et en plus il a un jeu ouvert et complétement le contraire de Bou3zizi.. alors que contre une équipe plus forte, qui veut égaliser, il fo plus "casser le jeu" et compter sur des joueurs rapides qui peuvent contrer, mouch des 7alawissa comme el ghodhbane..

oué.. peut être c'est dommage, qu'on a pas l'esprit des grandes équipes qui croient en leurs chances jusqu'à la dernière minutes.. aprés le but d'égalisation, c'était comme si on marchait vers un résultat logik,

inévitable, :

 fatal :((

18.06.2006

Pourquoi pleure tu jeune fille?

quelles larmes effaceraient tout ce qui me chagrine ce soir?

peut être tout mon passé n'est qu'une barque en ruine..

ça me peine..

j'ai peur..

de toute ombre qui traine, sur les murs ..

de tout bruit qui chuchotte dans je ne sais quelle langue une condamnation à mort..

de toute lumière qui flotte au prés de mes paupières..

j'ai peur..

de cette inquiétude qui m'étouffe,

 qui me vole mon sommeil

 

"héroiques.. sur la pelouse"...

hum.. nullepart ailleurs..

 

j'ai mal..

je saute de mon lit..

ce qui reste de cette journée lourde bât mon sommeil..jusqu'au dernier souffle.. du dernier bataillon, de ma vieille fatigue..

je m'accroche au vitre, je regarde le grand jardin, le bâti sombre, le liquide qui brille de mille feux sous le charme des ampoules colorées..

les mains accrochées aux vitres .. c'est ainsi que j'apparaissais aux solitaires qui passaient..

quelqu'un qui lève les yeux..

s'arrête, fixe mes mains accrochées, mon front collé.. essaye de deviner avec précision..

craigne t on un malheur

mais mon malheur et grand, nul ne peut le diviner..

l'eau qui coule, le bati qui allourdit le paysage, le ciel noir, les arbres m'ouvrant les bras telle une grosse toile d'araignée invisible..

 

j'ai trop mal.. j'ai peur..

je dois encore laisser la lumière .. cette nuit..

 

20.05.2006

écrire pour écrire..?

serait ce cela finalement, l'esprit de ces lieux froids?

écrire pour écrire?? c'est d'ailleurs, comme être en couple pour être en couple!

et ça ne m'épanouit point.. 

quand je ne trouve rien à écrire, j'écris pour écrire.. pour voir le temps passer sans que je sente la stérilité de mon existence.. avoir une impression vague d'une fuite temporaire..

aujourd'hui j'ai rien fait d'intéressant.. avec une copine je suis allée courir..pour courir.. j'ai appelé une copine que je vois de toute façon demain.. comme d'habitude je suis allée faire mes courses.. j'ai grignoté tout au long du chemin.. de l'aller comme du retour.. je me sens anxieuse.. à la station, deux copines parlaient de leurs exams.. comme ça me manque.. les exams..

 

écrire pour écrire..??

certes ça ne peut pas m'épanouir.. j'ai envie d'arracher à mes fonds poussiéreux, des idées claires.. un projet convaincant.. une lueur de quelque chose.. que je ne sais nommer..

je sais qu'écrire pour écrire, n'est que gâchis.. j'ai envie de lisser ces impressions vagues qui me traversent chaque fois que j'essaye de rattraper le temps qui fuit.. courir avec le temps, et l'arrêter.. écrire contre le temps, et non pour le flatter, le gonfler, l'entourer de ces rubans en plastik coloré..

écrire pour écrire..?

non.. il fo que j'arrête..  que je tente.. un peu plus.. de lire.. mon avenir.. dans les lignes de mon présent ..

19.05.2006

état de peur

j'ai envie de dormir.. j'ai envie de rester éveillée.. j'ai envie de sortir, j'ai envie de me cacher au fond de mon lit.. j'ai envie de ne pas voir le temps passer, j'ai envie de courir, j'ai envie de retourner chez moi, j'ai envie de m'enfouir dans la terre, j'ai envie de fuire, j'ai envie de fouiller dans les petites ruelles d'autres petites ruelles encore plus petites, j'ai envie que tout s'arrête.. j'ai envie que tu me reviennes, j'ai envie que tu sois encore là, j'ai envie d'entendre ta voix, j'ai envie que tu me prennes dans tes bras, j'ai envie que tu me caches, j'ai envie d'être avec toi, j'ai envie de partir, j'ai envie d'oublier, j'ai envie de tout gacher, j'ai envie de tout casser j'ai envie de tout ramasser avec ma langue brisée, j'ai envie de me taire, j'ai envie que tu me comprennes quand même, j'ai envie que tu m'entendes, sans que je parles, j'ai envie de te retrouver, maintenant quelque part, d'ouvrir les yeux fermer les yeux dormir et oublier

12.05.2006

Les nouveaux habités..

la reconstruction du sanctuaire..

 Il y a à peine deux ans que la zawiya a été rebâtie. C'est depuis presque trente ans, que l' ancien sanctuaire de Sidi Marzoug est tombé en ruine. Il n’en est resté que le nom. L’ancien cimetière de Sidi Marzoug datant du XIVème siècle, a été vidé de ses tombes restantes pour construire la faculté des sciences économiques et de la gestion. On raconte que les étudiants de la faculté des sciences ont bénéficié des crânes trouvés.. Quand le bâtiment de la faculté était en train d'être construit, Sidi Marzoug s’est manifesté au responsable du chantier pendant son Sommeil. « Rebâtis moi ! ». Lui a-t-il dit. Ce dernier n’a pas pris en compte la vision.

Or un coin du lieu du chantier, causait des problèmes aux ouvriers. Chaque fois qu’ils voulaient y creuser, quelque chose les empêchait..

ALors.. Sidi Marzoug est réapparu encore une fois au responsable du chantier. Il y en a qui disent qu’il s’est manifesté dans le sommeil du gouverneur lui-même. C’est là que Meryem, est partie voir le gouverneur. « Mon grand père  est enterré là bas, Rebâtis-le moi ».

 

 Cette femme est la petite fille de Hawa, une femme noire ramenée du soudan. Dés qu’elle a grandi, Méryem, aujourd’hui âgée de 60 ans, a commencé son rôle de gouvernante de la zawya de « Sidi Marzoug El ‘ejmy ». Le seul Waliy noir à Gabès. Quand le sanctuaire est tombé, les adeptes du Stambali, utilisait la zawya de Sidi Ben ‘Issa pour leur zarda (buffet) annuelle. Tous les gabésiens se souviennent de leur tournée annuelle avec le bouc qui allait être sacrifié, pour accorder la Baraka aux habitants de Gabès. Mais depuis plus ce que vingt ans la zarda ne se fait plus. La voilà, de retour depuis deux ans...        Enfin.. de retour!

« Le gouverneur est un homme bien », il a ordonné de rebâtir Sidi Marzoug. Le responsable du chantier lui a donc consacré ce même petit coin, qui causait les problèmes aux ouvriers.

 

*Ezzarda

Il est dimanche 3 juillet 2005 à Sidi Marzoug. La zawiya est pleine de femmes dés 17 h. . Celles qui viennent se cherchent une place dans la petite cour.  Le lieu est trop petit. « Regretté est l’espace étendu qu’on avait avant ». Sous le soleil qui n’est pas encore parti, Les femmes se pressent les unes contre les autres... Le coin habituel des joueurs du Stambali leur est, comme d'habitude, réservé.. Un fourneau est installé.. pour chauffer les Bendirs..

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 Chaque fois qu’un groupe de femmes venait, Lakhdhar, le wkil de la zawya les accueillait et les invitait à venir manger El Mloukhyya : Sauce verte à base de mauve comestible moulue et avec laquelle Meryem a fait cuire la viande du bouc sacrifié le matin..

..Meryem est spécialiste des grands rassemblements.. Elle travaille dans les mariages, comme cuisinière etc.. khadem, comme on dit..

Quand la troupe est venue, le Stambali a commencé. Après Al Fatiha, furent invoqués successivement Ennabi Mohammed, Sidi Abou Sa’id AL Assmar, Sidi Boulbaba et Sidi Marzoug conjointement, Sidi Bou ‘ly Annafty, Encore une fois le prophète et puis Sidi Marzoug, puis est venu la séquence d’el Bahryyat. C’est Bouryya El bahryya, « Bouryya la marine » qui fut invoquée. Là, est venu dans le cercle réservé aux danseurs, les possédés, ou plutôt, el maskounin, les « habités », un jeune homme qui se tenait debout à coté des joueurs d’el Bendir. Sourire discret sur les lèvres, yeux fermés, il mouvait balançant légèrement à gauche et à droite, sa tête penchée un petit peu en avant. J’ai vu un homme qui courait ou qui ramait sur place... La séquence finie, la troupe a invoqué Baba ‘Layya, le surnom de Sidi Bou ‘Ly, puis Sidi Hamed el Hachany, puis Serwla El ‘ejmyya, Enfin Sidi Gnaw et Sidi Sallam.  Le jeune homme s’arrêtait chaque fois que les joueurs du Bendir fesaient une pause, attendant de continuer sa course lente et rythmée, avec toujours le même sourire discret sur la bouche...

..Un sourire de quelqu’un d’absorbé.. qui prend énormément plaisir.. dans son évasion...

Cette succession d’invocations n’a rien à voir avec le Stambali de Sidi Sa’d, un autre waliy noir, le plus connu en Tunisie. Le Stambali de Sidi Marzoug a perdu beaucoup pendant les vingt ans de rupture. Les anciens joueurs, eux aussi, sont partis... Il n’y avait ni joueur de gembry, luth à trois cordes, ni même les Chqacheq, les castagnettes en métal. Pour les adeptes, de leur Stambali, il ne restait que le nom et quelques chants. Demandant « pourquoi il n’y a pas el gas’a d’el Bahryyat (la bassine où il y a de l’eau autour de laquelle les danseurs danseraient) », ma voisine, une habituée à Sidi Marzoug, s’exclama : « on n’a pas trouvé de place pour les humain, pour qu’on puisse en trouver pour el gas’a !! »

Parmi les femmes qui assistaient, il y en avait qui riaient, commentant la danse, pariant sur la sincérité des danseurs..

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..Seul un acte marginal.. est venu menacer ces spectatrices amusées et médisantes..

..c'était un jeune homme « habité ».

Ce jeune homme, noir de peau, avait sa nouba sous forme d’allers retours rapides dans la piste.. avec des cris..vibrants.. à cause de cette tête en sueur, qu’il faisait bouger à droite et à gauche... comme s'il cherchait l'oubli.. 

..Si on veut oublier.. je ne vois pas de meilleur chemin..

 

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...Tout ce qu’il trouvait devant lui sur le petit espace laissé pour la danse, avait pour sort d’être jeté loin... vers la porte de l’entrée.. Une femme assise juste en dehors de la piste des danseurs, contesta contre ce jeune homme qui avait jeté ses tongs dehors .. le jeune homme, se tourna alors vers elle, yeux fixes et sortants, dents serrées; il leva au dessus du visage de la femme sa main droite fermée.. avec l’index et le majeur tendus.. bien décidés de lui percer les yeux.

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 Des cris se lancent. La femme est immobile.. ses paroles médisantes à peine réavalés.. à mi chemin entre sa langue et ses lèvres..

..qui pouvait comprendre.. totalement.. ce qui se passe..?

..Pour un moment.. l'on a vu un homme habité.. de choses diverses.. qu'on ne peut aisément nommer..