07.11.2005

repli

comme j'aimerai repartir là bas où j'espère te retrouver perdu dans une ruelle obscure, oublier que je veux te retrouver et me surprendre par une présence qui me redonnera vie

cher ami
oh cher ami
te souviens-tu de moi? alors que chaque fois que j'ai envie de repartir mes pas collent à ces lieux

je pense que je t'ai aimé
Marmou dans le pays des voyous!

oh chère amie!

t'es où maintenant, que fais tu de ton sourire?
souviens toi, de nos ballades et de nos folies
moi je suis trés loin, oh très chère amie

je suis trés loin et tu ne me reconnaitra plus
je surprendrai ta joie de vivre avec une amerture qui me brise le coeur
je ne suis plus celle que tu connais
c'est fini

mais toi et lui, vous êtes des tendres cris dans les fonds perdus de mon âme

ah comme j'ai envie de vous oublier pour pouvoir un jour vous retrouver

09.02.2004

anamorphe

C’est au lever des temps que je l’ai... que j’ai cru le voir.
Ce qui l’en reste? Un souvenir, un clin d’oeil, ou une promesse qui m’y fait croire.. Un cheval qui précipite l’heure.. Dieu recoud ses terres, il vient de partout et depuis toujours, pour toujours, avec la petite rivière il
tisse des arbres, et mon cœur..
« Tu n’es pas encore », me lança une hirondelle qui passa vite. Mais
moi, je m’entendais déjà biper ! Oui! Des ondes humides enveloppaient
mes sèches veines et je me voyais déjà boucler mes mèches; alors qu’on
mâchait quelque part les détails ennuyeux d’une vie mondaine qu’on croyait mienne.
Je ne voulais pas de cette heure locale, de cette cloche qui me rappelle la fin, je voulais sentir en moi le battement originel de la femme de tous les temps.
Je voulais être un chant aquatique, une ancre alphabétique, l’intention, le sang, le sens et le son.
Tout au long de la route je le voyais.. Et il est là bas! Il aime jouer ces airs ensorcelés qui font vibrer tous les chemins ; Je n’ai plus besoin de tambours, vous savez, J’ai appris à marcher, comme des doigts assoiffés effleurant l’ombre d’une carte fragile, d’un pays en argile, où des souvenirs tracent les angles des rues, et les ongles du temps font
saigner comme toujours la peau africaine d’une nuit blanche et éternelle
masquée par des jeux et des feux, loin, très loin des bois sacrées. Vous
comprenez ?
Etait ce un voeu prononcé? Ou ce n’était qu’un destin dressé?
Mes vagues sont anciennes... Mes puits sont épuisées.. Sur le front
une lanterne qui ne m’éclaire le chemin que vers le bout d’une corde;
une route qui me joue des tours, et des pieds qui me retiennent à une
terre qui me chasse... Oh ! le temps m’efface..

Vous voyez ? Quand on perd la tête, quand l’impatience nous fait
éclater en poussière..
(repliement de la voix!!) «Pourtant ,une promesse ne peut que se faire.. », oui Tout cela me lasse, mais restent ces tons habiles et tièdes de tes mots tant chers, accrochés à l’œil des cieux comme une rosée bleue. Et sous ton ombre qui m’éclaire, je vois mon ombre danser, enrageant l’orgueil des poignards pressés, fuyant les paradis artificiels et les pistes boueuses des travaux forcés...
Oui, l’ennui me casse, je veux quitter, je veux fuir ce froid qui gèle, je vais être un désir indomptable en passage éternel..(bouillonnement !! ) « C’est dit, c’est promis, et je le redis, et je proteste et conteste, je réclame mon droit de le crier fort ; » (chuchotement!!) « Oui! La promesse est tenue », et mes pieds tiennent encore, la fin sera sans fin et on saura briser les noeuds de la corde, et Moi.. je serai.