24.03.2008

flou

je suis dans le flou. la cloche annonce trois coup. ça doit être trois heures. du matin. cela semble plus clair que tout le reste.

à koi sert je m'étais en train de demander, alors que j'essayais de dormir. en vain.

à koi sert cette thèse. à koi sert la sociologie.

à comprendre dit on. ki le dit? ben les sociologues..

ben il faut bien qu'ils disent quelques chose, pour se justifier.

faudrait il nécessairement se justifier?

oui quand on cumule un ensemble de savoir. on ne supporte plus sa tendance à nous sombrer dans le flou. alors on se justifie de notre supposé savoir. une fois qu'il est là, on ne peut y échapper.

les autres sont plus tranquilles dans leur têtes. une béatitude qui n'est finalement pas si maléfique. bien sage même. à koi sert de savoir, si c'est pour sombrer dans le flou.

on dirait que je vais plutôt mal. que la folie me guête. non. non. je m'inquiète comme l'ont probablement fait plusieurs autres durant ce long parcours de l'humain sur cette terre perdue. j'ai certes 27 ans. mais je n'ai jamais fini avec les questions que l'on appelle "existentielles".

je chercher des repères. j'en trouve aucun. à part les coups de cloche. l'Ill qui s'étend vers le centre. les rails du tram qui lie des stations diverses.

à part cela. seule dans le flou je reste.

est ce la folie qui me guête?

non. parce qu'il suffit que je me remets mode commun forfaitaire pour que le flou se dissipe.

finir ma thèse comme l'on prépare une commande claire. aimer ma "famille" qui m'a vu naitre, et en créer une autre qui me verrait mourir. s'obstiner à faire une "belle" "thèse", un "beau" "mariage", être une "belle" "tante", avoir une "belle" "maison" etc.

rien de tout cela ne me satisfait. je suis définitivement hors ce mode.

depuis longtemps je n'ai pas écrit. peut être avais je honte de ces questions existentielles. définitvement démodées.

mais je n'y peux rien. j'y pense comme un enfant.obstinément.

que faire. rien n'est clair. même Dieu m'est loin. tout est flou. il suffit pourtant de Dieu et quelques idées bien claire pour que tout aille mieux.

apparemment cela ne sert à rien de se faire du mal. l'humain y a toujours pensé. jamais il n' a trouvé e réponse satisfaisante. pourquoi je me prends la tête. je n'y peux rien.

cela ne sert à rien de se faire du mal.

à défaut d'idée claire, il faut en créer une et bien y tenir.

d'ailleurs, c'est ce que les sociologues font aujourd'hui. à défaut de pouvoir dire ce qui se passe vraiment, ils disent souvent ce qui doit être. ou comment s'y prendre pour mieux prévoir ce qui se passe. ils se rendent eux même utiles à la pérénité du mode commun. au bonheur clair. de quelques uns et de la majorité.

devant cela. qu'est ce que je peux faire, à part détester ce que je suis. moi qui traine 8 ans de formation en "socio"

comment puis je mener ma thèse à bout sans que j'étouffe. devrais je vraiment la mener à bout? à koi sert? clarifiera vraiment quelque chose?

qu'est ce qui mérite vraiment d'être étudié, efficacement, avec les outils de base que j'ai appris à manier?

je suis un peu moins dans le flou. peut être. en écrivant tout cela. bien noir sur blanc.